Dans
la défense de
l’action en justice que des médecins et citoyens ont intentée
pour garantir plus de transparence sur les risques et bénéfices
du vaccin PandemRix en Belgique, l’intimé (l’Etat
Belge) niait que cette campagne de vaccination était en même
temps une expérimentation.
Je reprends ci-dessous un passage du texte des appelants (l’Initiative
Citoyenne de Mlle Meulemans et cie) qui exige que le caractère expérimental
de cette vaccination soit rendu clair, nécessitant un comité d’éthique,
et/ou à tout le moins une information non biaisée pour toutes
les personnes concernées, avec la signature d’un formulaire
de consentement libre et éclairé pour toute personne désirant
se faire vacciner.
Début
de l’extrait : « Dans son dossier, l'intimé justifiait
ses actions en se fondant sur le principe de précaution et produisait
une pièce n°1 émanant de l'EMEA (non datée)
et intitulée «Vaccins grippaux pandémiques A(HINl)
autorises selon une procédure de dossier prototype (<< Mock-up ») ».
Pour les appelants, loin d'être une « précaution »,
la vaccination notamment des femmes enceintes pose de graves questions
et constitue une « expérimentation» interdite par
la loi ;
En page 10/12, ce document indique sous le titre « FEMMES ENCEINTES » :
« Expérience avec les vaccins grippaux sans adjuvant
Le bénéfice des vaccins grippaux a été rarement étudié de
façon spécifique dans cette population, et il n’y
a pas de données provenant d'études randomisées
contrôlées. »
Des données de sécurité des vaccins saisonniers
grippaux inactives et sans adjuvant chez la femme enceinte et issue d'essais
cliniques sont très limitées. »
«
Expérience avec les vaccins pandémiques
Pour les deux vaccins pandémiques (Focetria/Pandemrix), il n’y
a pas de données cliniques disponibles chez la femme enceinte. »
Pandemrix
Des études précliniques de toxicité sur la fertilité maternelle,
l’embryon, le fœtus et le nouveau-né (jusqu'à la
fin de la période de lactation) ont été réalisées
chez le rat... Aucune donnée n'est disponible sur l'administration
du vaccin au moment de la phase d'implantation de l'embryon. I1 n’y
a pas de données disponibles chez la femme enceinte avec un
vaccin qui contient l'adjuvant AS03.
«
... la sécurité des vaccins chez la femme enceinte et leur
efficacité clinique sera surveillée étroitement,
dans le cadre du plan de gestion de risque. Des études observationnelles
sur la base de registre existant de grossesse sont planifiées. »
II est donc sur basé de cette pièce n° 1 produite par
l'intimé, indiscutable que concernant l'administration du PANDEMRIX à des
femmes enceintes :
1. il n'existe que quelques données pré-cliniques du
PANDEMRIX qu'avec des rats
2. il n'existe pas d'étude d'efficacité
3. il n'existe pas d'étude de bénéfice
4. il n'existe aucune donnée clinique
5. il n'existe pas d'étude de toxicité
6. la situation est pré-clinique et observationnelle.
Il n'est donc pas contestable, en l'espèce, que l'administration
du PANDEMRIX aux femmes enceintes revêt un caractère expérimental
; » fin de l’extrait.
En Belgique nous avons entendu
sur les ondes de la télévision
le professeur Nathan Clumeck vouloir rejeter toute notion que cette vaccination
relève d’un caractère expérimental. Nous avons
aussi, suite au témoignage émouvant du professeur Yvon
Englert du service de gynécologie d’Erasme, reçu
la déclaration du Groupement des Gynécologues Obstétriciens
de Langue française de Belgique du 2 novembre 2009, qui appelle
toutes les femmes enceintes en deuxième et troisième trimestre
de grossesse à aller se faire vacciner avec le PandemRix.
Ce que GGOLFB mentionne dans son communiqué concernant l’adjuvant
de PandemRix c’est que les « conséquences à long
terme chez le fœtus semblent être minimes et non chiffrables ».
Cette phrase est extraordinaire : ce sont nos connaissances sur les « conséquences à long
terme chez le fœtus » qui « semblent être minimes »,
et si nous donnons ce vaccin expérimental en masse aux femmes
enceintes, les « conséquences à long terme » pourront être « non
chiffrables », c'est-à-dire INCALCULABLES !
Revenons maintenant aux seules données pré-cliniques dont
nous disposons, et dont le GGOLFB semble vouloir dire que l’importance
est minime. A la page 18 de la notice destinée aux patients concernant
la sécurité du PandemRix (vendu au Canada sous le nom ArepanRix),
nos pas si cons citoyens canadiens peuvent prendre connaissance des résultats
de deux études sur la sécurité du Pre-Pandrix (qui
utilise le même mélange d’adjuvants ASO3 que le PandemRix/ArepanRix).
C’est écrit sous la rubrique : Pre-clinical Safety Data.
“ Two reproductive studies were conducted with ASO3-adjuvanted
H5N1 antigen and evaluated the effect on embryo-fetal and peri-and post-natal
development
in rats, following intramuscular administration. Although no definite
conclusion could be reached, regarding a possible relation to treatment
with the H5N1 vaccine and/or the adjuvant ASO3, and other findings were
considered normal, the following observations deserve to be mentioned:
In the first study, there was an increased incidence of fetal malformations
with markedly medially thickened kinked ribs and bent scapula as well
as an increased incidence of dilated ureter and delayed neurobehavioral
maturation. In the second study, there was an increased incidence of
post-implantation loss, and the fetal variation of dilated ureter. Not
all findings were observed in both studies, and hence the toxicological
significance is uncertain.”
Sources:
(1) Page 18 de : http://www.gsk.ca/english/docs-pdf/Arepanrix_PIL_CAPA01v01.pdf
(2) A 2 min 30 de : Arepanrix H1N1 Vaccine Exposed www.youtube.com/watch?v=L-7p2pOveJc
Traduction en français pour l’éclaircissement du
Groupement des Gynécologues Obstétriciens de Langue française
de Belgique :
Concernant
la sécurité pré-clinique (la seule donnée
concernant la sécurité de ce vaccin sur leur utilisation
sur les femmes enceintes avant le début de l’étude
OBSERVATIONELLE, notamment sur 8000 femmes enceintes qui ont été vaccinées
en octobre 2009 en Suède).
«
Deux études ont été menées avec l’antigène
H5N1 adjuvanté en ASO3 et ont évalué les effets
sur le développement embryo-fœtal et péri- et post-natal
chez les rats, suite à une injection intramusculaire. Bien qu’une
conclusion définitive n’aie pas pu être établie
vis à vis d’une relation possible au traitement avec le
vaccin H5N1 et/ou l’adjuvant AS03, et que les autres données
de l’essai semblaient normales, il convient de mentionner l’observation
suivante. Dans la première étude, il y a eu une incidence
accrue de déformations fœtales, surtout les côtes étaient épaissies
sur leur partie médiale, avec des plis anormaux, et des omoplates
pliées, ainsi qu’une incidence accrue d’uretères
dilatés et des retards dans la maturation neuro-comportementale.
Dans la deuxième étude il y avait une augmentation de l’incidence
de perte de grossesse post implantation, et de la variation fœtale
d’uretère dilaté. Tous les phénomènes
n’ont pas été observés dans les deux études,
et donc la signification toxicologique de ces études demeure incertaine. »
Je pense que, contrairement à certains experts à l’EMEA
et l’OMS, les futures mères canadiennes savent très
bien lire, car j’entends des rapports qu’il y a des centres
de vaccination ouverts là-bas depuis plusieurs jours qui n’ont
pas vu arriver le moindre chat !
En dehors de tous les risques et incertitudes déjà connus
sur ce vaccin, les lecteurs et lectrices canadiens peuvent prendre connaissance
de cette information non sans importance que ce que nous savons sur l’utilisation
de PandemRix/ArepanRix concernant la grossesse. En clair, que dans des études
de sécurité pré-cliniques, les rates enceintes qui
ont reçu du « Pre-Pandrix » avec le même adjuvant
ont eu des petits présentant une incidence accrue de malformations,
des retards dans la maturation neuro-comportementale, des pertes précoces
de l’embryon et des fausses couches.
Cette information ne figure ni sur www.influenza.be, ni sur le communiqué de
www.ggolfb.be, mais il est pourtant de nature à intéresser
aussi les femmes enceintes en Belgique qui se demandent s’il vaut
mieux ou non se faire vacciner avec le PandemRix.
Il y a actuellement une bonne estimation du risque réel que l’infection « sauvage » par
le H1N1 nous fait courir. Par contre, les risques à long terme
de cette vaccination de jeunes enfants et de femmes enceintes sont, comme
le GGOLFB le dit, « non chiffrables », c'est-à-dire
INCALCULABLES.
Sachant que déjà non seulement à court terme mais
aussi par les vaccins anti-H1N1 plus classiques utilisés aux Etats-Unis,
les effets
secondaires commencent à être rapportés
en avalanche
et sachant que les études de sécurité pré-cliniques
concernant les femmes enceintes étaient tout sauf rassurants (voir
ci-dessus) et que le PandemRix contient, en dehors du squalène
qui n’a jamais été évalué chez la femme
enceinte, également du thiomersal fœto-neurotoxique, du polysorbate
80 et du formaldehyde, soyons un peu sérieux et arrêtons
maintenant de recommander une vaccination de masse de ce produit qui
n’a nullement démontré son innocuité ou son
bénéfice chez les femmes enceintes !
Il est grand temps que le rapport bénéfices / risques de
cette vaccination par le produit peu étudié « PandemRix » soit
analysé par un comité d’éthique indépendant,
car les risques du virus « sauvage » A/H1N1 ne sont pas énormes,
et présentent en plus le bénéfice d’offrir
une immunité naturelle qui dure plus de 50 ans pour les jeunes
qui l’attrapent et qui n’ont jamais été en
contact avec cette souche de H1N1.
________________________
(*) Dr Eric Beeth, Médecin de Famille depuis plus de
vingt ans à Bruxelles.
Membre de l’Initiative Citoyenne qui en tant que médecin exige du
gouvernement belge que le caractère expérimental de la vaccination
avec le PandemRix soit immédiatement communiqué par le billet de
l’exigence d’un formulaire de consentement libre et éclairé à tous
les médecins et les patients susceptibles de (se) vacciner.
Voir aussi l’article du Prof. (hon) Juan Gérvas Lettre
au British Medical Journal (23/10/09).
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