Le
squalène de formule
brute C30H50, est un corps gras présent en grande quantité dans
l'huile de foie de requin, en petites quantités dans l'huile d'olive
(0,1 à 0,7 %) et dans d'autres huiles à base de céréales.
Chez l'être humain le squalène est également présent.
Nos cellules produisent du squalène. C'est un intermédiaire
essentiel dans la formation du cholestérol et, par voie de conséquence,
d'hormones, comme la cortisone et les hormones sexuelles. Le squalène
alimentaire est peu résorbé par la muqueuse intestinale.
Il est légèrement antigénique, capable donc de provoquer
l'apparition d'anticorps anti-squalène. Dans le sang humain peuvent être
détectés de faibles quantités d'anticorps anti-squalène
qui augmenteraient avec l'âge.
Le squalène est utilisé comme adjuvant dans certains vaccins. Lorqu'il est administré par injection le squalène peut
avoir des effets toxiques.
L'injection sous-cutanée de squalène à des rats (20
g/Kg, 4 jours consécutifs) provoque chez eux une encéphaloneuropathie
c'est-à-dire la destruction de leur cerveau et de leurs nerfs.
Une seule injection intradermique d'une petite quantité de squalène à des
rats (200-300 µl) déclenche chez eux une inflammation des
articulations, une polyarthrite de type auto-immunitaire.
Une seule injection intrapéritonéale de squalène (0,5
ml) à des souris provoque chez elles la formation d'auto-anticorps
de type lupus, une maladie auto-immune de l'être humain.
Le squalène est suspecté d'être impliqué, tout
comme l'aluminium, dans la genèse du syndrome de la guerre du Golfe
chez les soldats qui avaient reçu des vaccins contenant ces substances.
Des examens sanguins ont montré chez la plupart des vétérans
atteints du syndrome de la guerre du Golfe une perturbation du système
immunitaire ainsi que la présence d'auto-anticorps anti-squalène,
d'auto-anticorps anti-muscles lisses, d'auto-anticorps anti-muscles striés
et d'auto-anticorps anti-myéline, la myéline étant
un constituant essentiel de la gaine protectrice des nerfs. En d'autres
termes, ces vétérans souffrent d'une maladie auto-immune
qui détruit leurs muscles et leurs nerfs. Le squalène, qui
se montre capable de provoquer chez l'animal l'apparition d'auto-anticorps,
pourrait avoir joué un rôle dans le déclenchement du
syndrome de la guerre du Golfe chez certains de ces vétérans.
Mais le coktail de vaccins, 20 immunisations en 6 mois, qu'ils ont reçu
avant la guerre du Golfe, a probablement joué, lui, un rôle
important dans la genèse de leur maladie.
(Voir Biblio 194-209 dans "Constituants
des vaccins")
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